Je crois au destin, alors je ne dirai pas que je n'étais pas destiné à devenir hypnothérapeute. Disons plutôt que la première partie de ma vie professionnelle m'a appris la communication — à des fins commerciales. J'étais cadre dans l'industrie automobile, un univers structuré, exigeant, mais profondément éloigné des questions intérieures. Il m'a cependant donné des compétences relationnelles précieuses dont je ne mesurais pas encore qu'elles me serviraient ailleurs.
C'est en 2014 que j'ai découvert l'hypnose. Pas comme outil parmi d'autres, mais comme une évidence qui s'est imposée. Ce que j'ai vu en séance, ce que j'ai vécu en formation, ce que j'ai constaté dans les premières personnes que j'ai accompagnées — tout cela a ouvert la voie à un changement de vie complet.
J'ai d'abord suivi une formation à l'hypnose Ericksonienne dans deux grandes écoles françaises. J'y ai trouvé des outils précieux, mais aussi une rigidité protocolaire qui ne collait pas à ce que je voyais en pratique : chaque personne déborde toujours des cases. J'ai ensuite exploré l'hypnose Humaniste en autodidacte, l'hypnose conversationnelle, et l'hypnose spirituelle — chaque approche m'apportant un fragment de ce que je cherchais sans encore le nommer.
En parallèle des formations en hypnose, j'ai étudié de nombreux ouvrages sur la thérapie. L'Internal Family Systems de Richard Schwartz a initié ma réflexion sur le modèle des parts inconscientes. Paul Watzlawick a posé le socle constructiviste sur lequel repose toute ma pratique. Peter Levine m'a appris à lire l'émotion comme langage du corps. Steve de Shazer m'a transmis l'art de la thérapie brève orientée solutions. Carl Rogers, enfin, reste pour moi le maître de la posture — l'écoute, l'acceptation inconditionnelle, la non-directivité bien comprise.
Cette lecture transversale a été aussi formatrice que les formations elles-mêmes — elle m'a permis de relier ce que je voyais en pratique à des cadres conceptuels solides, et de constater à quel point les meilleures intuitions thérapeutiques, quelle que soit l'école dont elles viennent, se rejoignent au fond.